Les obligations en long et en large
Le développement des sociétés occidentales a donné de plus en plus de place aux marchés financiers. Ces derniers sont prédominants, y compris dans notre vie quotidienne, même si ils sont souvent masqués derrière par des réalités juridiques et
économiques complexes. C’est ainsi, qu’au fil des années, de nombreux outils ont été créés par les Institutions financières, afin de permettre à tout un chacun de tirer profit de ces nouveaux instruments.
Ainsi, les obligations constituent l’une des formes les plus usitées de ces nouvelles formes de placement, même si le terme même n’est pas toujours clairement identifié. L’apparente simplicité de ces outils masque en réalité des processus complexes, qu’il
reste difficile, pour un particulier, d’appréhender dans leur globalité.
Une simplification des échanges : les obligations.
De manière schématique, les obligations constituent un emprunt, émis par un Etat, une administration ou tout autre organisme (privé ou public) auprès de particuliers, d’entreprises, voire même d’autres Etats. Les obligations sont donc dans la lignée des
Emprunts d’Etat, qui permettait à un pays d’emprunter de l’argent dans la monnaie nationale. De plus en plus rare, ce type d’obligation porte le titre d’obligation d’Etat. Mais, il est possible pour ce même état d’emprunter dans une monnaie autre, que
la sienne, et l’obligation est alors qualifiée de souveraine.
Les obligations sont strictement définies par le contrat d’émission , qui déterminera les principales caractéristiques de l’emprunt, à savoir :
· La monnaie dans laquelle est émis l’emprunt
· Le rendement annuel de l’emprunt
· La durée de l’emprunt.
L’emprunt peut être réalisé à court, moyen ou long terme, même si, il est de coutume de n’évoquer les obligations, que pour les durées supérieures à 5 ans. D’autre part, certains obligations sont dites perpétuelles, puisqu’elles ne reposent sur aucune
date de fin.
Les obligations, une source de rendement prévisible.
Les obligations sont aujourd’hui détenues par des particuliers, à travers leur assurance vie ou autres placements financiers mixtes. Gérées par les institutions financières, les obligations s’échangent entre ces mêmes institutions financières hors
bourse, de gré à gré. Pourtant, elles bénéficient d’une cotation, qui reste purement théorique et indicative, dans la mesure où les marchés ne voient aucune transaction.
Dès l’émission d’une obligation, le rendement annuel de cette dernière est déjà connu, exprimé en pourcentage du capital. Pour ces obligations, il est à noter, que les intérêts acquis au titre d’une année écoulée ne s’ajoutent pas au capital, qui reste
donc identique tout au long de la vie de l’obligation. C’est pourquoi, ces mêmes instituts financiers e proposent de vous calculer le taux actuariel, qui vous donne, à une date précise, le rendement réel de votre obligation. C’est ces calculs, qui vous
permettront de connaître le taux réel à l’échéance.
Si ces obligations demeurent un moyen financier, qui n’est pas soumis aux mêmes dangers que certains autres titres financiers, comme les actions par exemple, elles sont aussi d’une profitabilité moindre que ces autres instruments.